Quelques conseils pour devenir fleuriste

Un métier complet et complexe

L’obtention de diplômes spécialisés n’étant pas un critère pour ouvrir son magasin, cela semble facile d’accès…
Pourtant, je peux vous confirmer, que pour sortir son épingle du jeu, il est indispensable d’avoir de nombreuses notions dans beaucoup de domaines : gestion, management, techniques florales, botanique, décoration, culture générale… Il est aussi primordial de ne pas avoir peur de retrousser ses manches pour apprendre à aimer ce métier. En mettant de côté toute la partie gestion qui comprend les achats, la comptabilité, la gestion des ressources , je vais vous dévoiler en partie la teneur du métier de fleuriste.

L’achat des plantes et des fleurs

Pour garantir la fraîcheur des végétaux qu’il propose, les achats sont fait tous les deux à trois jours selon les variétés et les provenances. Les plantes et les fleurs sont achetées aux  producteurs, souvent spécialisés et à proximité. Le plus souvent, le fleuriste se rend chez les grossistes qui le fournissent de l’accessoire aux fleurs et aux plantes en passant même par des objets de décoration avec un échantillonnage très large.
Ces grossistes sont sur des marchés spécialisés. Un des plus grands en France est le M.I.N de Rungis où se fournissent de nombreuses corporations (fleuristes, bouchers, poissonniers…).

Innovation, originalité… la clé de la réussite d’un fleuriste

Les fleurs sont conditionnées par bottes de 10, 20, 25 et même 50 tiges, elles doivent être préparées pour assurer une bonne tenue et être vendues à l’unité ou sous forme de bouquets. C’est au quotidien que le fleuristes assure la confection pour répondre à la demande directe ou aux commandes des clients. Il doit être innovant  car la création florale prend une part de plus en plus importante dans son métier. Avec des outils simples : sécateurs, pique-fleurs, vases et tout accessoire décoratif (mousse, ruban, couronnes, écorces, bougies, coquillages, etc.) il peut confectionner les divers arrangements floraux tels que corbeilles, couronnes, bouquets, raquettes, cadeaux fleuris. Jusqu’à l’emballage ! il doit être doté  d’imagination, avoir un sens des harmonies, des formes, des couleurs et des matières pour réaliser une composition originale, unique, qui réponde aux vœux de son client. Il connaît donc les dernières tendances en art floral tout en s’appuyant sur ses connaissances techniques. Il doit allier savoir-faire traditionnel et technologie de pointe.

Un métier qui nécessite des connaissances très étendues

Les plantes sont conditionnées à l’unité ou par quantité selon leur taille. Elle sont commercialisées à la pièce ou assemblées pour en faire des coupes. Pour bien servir son client et lui prodiguer des conseils adaptés, le fleuriste doit connaître les variétés de fleurs et de plantes qu’il achète auprès des producteurs, leur origine, leur rythme biologique et leur constitution pour pouvoir en prendre soin. Le nettoyage des feuilles, le rempotage, l’arrosage quotidien, le taillage, la lutte contre les parasites nécessitent de solides connaissances horticoles. Afin de manipuler les différents végétaux pour réaliser toutes sortes de compositions florales, la technique est la clé de ce métier car elle permet une maîtrise totale de tous les styles et de toutes les réalisations.

Le  métier de fleuriste est complet, il associe connaissances horticoles, sensibilité artistique et compétences commerciales, des atouts qu’il met en valeur au travers l’aménagement intérieur et extérieur de sa boutique.

(photo : boutique Daniel Georges à Nîmes)

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1 réponse

  1. 29 septembre 2013

    […] d’alouette » est une magnifique fleur que l’on trouve tout l’été chez les professionnels du végétal. Vous pouvez également semer des graines dans votre jardin, d’automne au début du […]

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